jeudi 6 novembre 2008

Vendée Globe : Le parcours de la course en vidéo

Le départ du Vendée Globe 2008 se rapproche. Voici une vidéo vous présentant le parcours de cette édition, avec les impressions avant le départ de 4 des skipper du Vendée Globe.


  • Vidéo - Parcours Vendée Globe :


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  • Réactions de 4 skippers :


La descente de l’Atlantique par Yann Eliès (Generali) :
« Cette descente, c’est un peu comme les montagnes russes : un coup, on a du vent, on va vite, puis on le perd, on lambine… Comme en plus la route fait pas mal de « S » pour descendre jusqu’aux 40èmes, la comparaison s’impose. Cette descente va être très technique et tactique. Qui sait si ce n’est pas là que le Vendée Globe va se jouer pour un certain nombre de concurrents ? Il faudra être malin et surtout arriver dans le même système météo que la tête de flotte. Pour ceux qui auront pris un train de (dépression) de retard, il sera très difficile de revenir. »

L’Océan Indien par Roland Jourdain (Véolia Environement) :
«L’Océan Indien, c’est le début du gris permanent, les premiers albatros, les pétrels-tempête. Ce n’est jamais facile, la mer est croisée entre les dépressions qui font le tour du globe, les coups de vents qui se succèdent, les déviations de côte avec la pointe de l’Afrique. Ici, tu peux abandonner les polaires de vitesse théoriques… Tu as toujours l’impression que tu pourrais aller plus vite : et pourtant, dès que tu forces la toile, tu payes l’addition comptant.»


L’Océan Pacifique par Derek Hatfield (Algimouss – Spirit of Canada) :

« Pour moi, le Pacifique est le plus dangereux de tous. La descente jusqu’au Cap Horn est souvent délicate avec la côte du Chili sous le vent. On est vraiment seul, loin de tout. Le Cap Horn, c’est vraiment la délivrance, mais les difficultés ne sont pas encore terminées. Lors de mon dernier tour du monde en solitaire, j’ai subi des vents de quatre-vingts noeuds et j’ai chaviré… Mais le Horn, c’est comme le sommet d’une montagne. Même si tu as souffert pour y arriver, derrière, c’est une sorte de descente. »

La remontée de l’Atlantique par Vincent Riou (PRB) :
« C’est une portion intéressante, mais longue, très longue… Quand tu passes le Horn, tu penses que tu en as terminé alors qu’en fait il te reste 7000 milles à parcourir. Même si le parcours est intéressant, cette remontée est très stressante : tu sais que le bateau est fatigué ; dès que ça mollit, tu fais tes revues d’inspection. C’est très épuisant nerveusement, parce que les masses d’air sont instables et que tu peux tout gagner ou tout perdre. Maintenant, il faut reconnaître que pour moi, c’est un bon souvenir, c’est là que j’ai construit ma victoire. Cette année on peut s’attendre à nouveau que le leader au Cap Horn ne soit pas forcément le même à l’arrivée… »

Crédits vidéos : © SAEM Vendée

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