vendredi 2 novembre 2007

ITW : Loïck Peyron et Jean-Baptiste Le Vaillant

gt210907-303.jpgLoïck Peyron et Jean-Baptiste Le Vaillant se retrouvent au départ de cette 8ème Transat Jacques Vabre, pour la 40ème transat de Loïck Peyron et la première transat en double de Jean-Baptiste Le Vaillant. A bord de son monocoque flambant neuf, Gitana Eighty, Loïck Peyron n’en oublie pourtant pas son rôle de directeur du Gitana Team et il suivra également assidûment la transat du second équipage du team : Lionel Lemonchois et Yann Guichard à bord de Gitana 11.

Entretien croisé avec les deux skipper de Gitana Eighty



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Quelques mots sur votre bateau, Gitana Eighty ?

Loïck Peyron : « C’est un bateau racé, sophistiqué et puissant, il faut le dompter ! Nous avons essayé de naviguer régulièrement avec Jean-Baptiste dans différentes configurations, le bateau se comporte bien même dans le petit temps alors que ce n’est pas forcément là qu’on l’attendait le plus ! Je compte beaucoup sur cette course pour affûter tous les réglages et fiabiliser encore Gitana Eighty. Le bateau a été baptisé ainsi en hommage au Baron Edmond, père du Baron Benjamin de Rothschild qui aurait eu 80 ans cette année.»

Jean-Baptiste Le Vaillant : « Point fort : C’est un bateau neuf qui devrait aller très vite… et point faible : c’est un bateau neuf donc on ne connaît pas encore toutes les ficelles !»

C’est quoi votre petit truc en plus ?

Loïck : « Il y en a beaucoup mais ça c’est secret défense. Nous avons évidemment mis en commun nos expériences pour développer un certain nombre d’innovations à bord. On en parlera… plus tard ! Pour l’instant je dirai que nous avons travaillé sur la vitesse et l’optimisation des manœuvres bien sûr mais également sur le confort à bord ! Ca fait un peu vieux dinosaure mais après 39 transats, je sais qu’un peu de superflu n’est pas inutile.»

Jean-Baptiste : « Oui d’ailleurs nous pouvons quand même divulguer le premier de ces petits trucs : deux paires de pantoufles ! »

La vie à deux, ça se passe comment ?

Loïck : « Depuis le temps, c’est comme un vieux couple. On se connaît par cœur ce qui représente un réel avantage. Toute la problématique du double c’est que sachant que nous ne sommes plus en solitaire, nous avons tendance à croire qu’on est en équipage ! C’est usant, le rythme peut vraiment être infernal. »

Jean-Baptiste : « C’est une première pour moi. Nous sommes très complémentaires avec Loïck, il connaît mes défauts et mes qualités et je connais les siens également. Je ne suis pas inquiet, pendant les entraînements chacun a trouvé sa place. Notre mode de fonctionnement est simple et fluide. »

Compte tenu du plateau, il devrait y avoir une belle bagarre sur l’eau ?

Loïck : « Certainement ! Nous savons que nous allons tous nous retrouver sur le départ du Vendée Globe l’année prochaine il est donc très probable que personne ne lâchera. Alors, même si la Jacques Vabre sera l’occasion pour nous de vérifier et valider les choix techniques qui ont été faits sur le bateau, c’est avant tout une vraie course et nous ne manquerons pas de nous prendre au jeu en allant chercher la victoire ! »

Jean-Baptiste : « En plus il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de bateaux neufs au départ, avec tout ce que cela implique ! C’est une course qui sera quoiqu’il arrive très intéressante à suivre ! »

Loïck, vous êtes le seul à avoir participé à toutes les éditions de cette transat, un souvenir en particulier ?

« Oui, je l’ai remportée 2 fois, en 1999 avec Franck Proffit puis en 2005 en compagnie de Jean-Pierre DIck ; plus 4 podiums et 1 place de 4ème en 1995 avec Franck Proffit. On avait dû faire un arrêt technique. Mais je crois que ce qui m’a le plus marqué, c’est la victoire de 1999 qui était également l’année de la disparition de Paul Vatine. C’est dur de lever les bras quand on sait qu’il en manque un à l’arrivée.»


Un mot sur votre binôme ?


Loïck : « Le choix de Jean-Baptiste s’est imposé de lui-même. Il était le seul sur ma liste pour trois excellentes raisons. La première c’est qu’il est très bon, c’est un équipier unique avec une expérience essentielle, la deuxième c’est que c’est un bon camarade, je veux dire qu’il est facile à vivre et que nous nous entendons à merveille. Enfin, Jean-Baptiste est également un maître voilier hors pair (ndlr : Voileries Incidences) et nous avons décidé à bord de Gitana Eighty, de mettre le paquet sur le développement des voiles qui demeurent le moteur du bateau ! »

Jean-Baptiste : « De mon côté je n’ai pas hésité longtemps ! Je suis un habitué des navigations en équipage et l’expérience du double me tentait bien surtout avec Loïck, d’autant plus qu’il y a ce challenge sur le développement des voiles. Je fais ce métier depuis longtemps et pourtant à chaque nouveau projet, je suis comme un gosse à l’idée de pouvoir encore aller plus loin. Loïck est un excellent client pour ça, il a une culture unique du bateau sous toutes ses formes ! »

Crédits photo et source : Gitana SA / Yvan Zedda

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